Rapport ANSES 2025 et cigarette électronique : ce que dit vraiment la science
L'Actu de la vape 06/02/2026 , mis à jour le 06/02/2026 à 09:54 21
Le 4 février 2026, l’Anses a publié un rapport très attendu sur la cigarette électronique et ses effets sur la santé. C’est aujourd’hui l’étude la plus complète jamais réalisée en France sur le sujet.
Elle fait le point sur ce que l’on sait réellement des risques liés au vapotage, qu’ils soient connus, probables ou simplement possibles. Pour le Pr Bertrand Dautzenberg, ce rapport permet surtout de clarifier les risques et de corriger certaines idées reçues.
En résumé
- À ce jour, aucun décès n’a été attribué au vapotage, alors que le tabac cause environ 75 000 morts par an.
- Aucun risque avéré n’a été identifié pour la cigarette électronique.
- Le seul risque probable concerne une légère élévation temporaire de la tension artérielle et du rythme cardiaque, liée à la nicotine.
- Aucun cancer n’a été observé chez les vapoteurs.
- Pour un fumeur, passer à la vape permet de réduire largement les risques.
- La vape reste déconseillée aux non-fumeurs.
Un rapport scientifique solide
Le rapport ANSES repose sur trois ans de recherches et l’analyse de 2500 études scientifiques, toutes documentées et référencées. Les risques sont classés selon leur niveau de preuve :
- Avérés : preuves solides chez l’humain
- Probables : preuves limitées chez l’humain et preuves solides chez l’animal
- Possibles : preuves très limitées
- Insuffisants : aucune conclusion ne peut être faite
Le médecin et professeur de médecine Bertrand Dautzenberg insiste sur la qualité du rapport : c’est le travail le plus rigoureux jamais publié en France sur le vapotage. C’est une précision importante car elle contraste avec certaines interprétations médiatiques souvent alarmistes.

Quels sont les risques pour les vapoteurs ?
Contrairement au tabac, la cigarette électronique ne présente aucun risque avéré avec des preuves solides. Le tabac provoque cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires de façon documentée, ce n’est pas le cas pour la vape.
L’Anses signale un risque probable : une légère élévation temporaire de la tension artérielle et du rythme cardiaque, liée à la nicotine. C’est un effet connu, qui disparaît quand on arrête, et qui ressemble à ce que l’on observe avec les patchs ou gommes nicotiniques.
D’autres risques sont possibles ou hypothétiques :
- de légères irritations respiratoires,
- certains effets cardiovasculaires,
- des effets sur la reproduction et le développement, observés uniquement chez l’animal,
- une exposition à de faibles concentrations de substances chimiques présentes dans l’aérosol.
Selon le professeur Dautzenberg, ces hypothèses ne sont pas nouvelles et n’ont pas évolué depuis plus de dix ans.
Y a-t-il des risques de cancer ?
Contrairement à ce que certains titres peuvent laisser penser, la vape n’a pas été associée à des cancers. On retrouve dans les aérosols quelques substances en très petites quantités, qui restent surveillées pour leur potentiel risque toxicologique. Mais aucun cas de cancer n’a été attribué à l’usage de la cigarette électronique.
De plus, les niveaux de ces substances sont très inférieurs à ceux de la fumée de cigarette, ce qui rend toute comparaison directe avec le tabac inexacte.

Pourquoi la vape est déconseillée aux non-fumeurs ?
Chez les non-fumeurs, il n’y a aucun bénéfice à vapoter. C’est pour cette raison que l’Anses déconseille la vape aux personnes qui ne fument pas. Cette situation reste très minoritaire : seuls 2 % des vapoteurs n’ont jamais fumé.
Conclusion
La cigarette électronique n’est pas parfaite, mais ses risques restent très inférieurs à ceux du tabac. Le rapport de l’Anses ne remet pas en cause son usage chez les fumeurs et rappelle son véritable rôle : un outil de réduction des risques.
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